.:!:. BOOBA VS SINIK .:!:.

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A toi de choisir lequel des deux tu préfères, Booba ou Sinik
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# Posted on Saturday, 14 June 2008 at 1:22 PM

oxmo puccino

oxmo puccino
On n'avait pas convoqué les cactées dans la chanson française depuis au moins... Jacques Dutronc ! Mais l'esthète dilettante n'avait pas osé transplanter la plante grasse dans les steppes slaves et glacées du grand nord. Oxmo Puccino, un autre esthète, lui aussi dilettante à ses heures, a décidé d'acclimater le végétal hérissé d'épines sous ces climats septentrionaux : une allégorie de sa propre histoire d'enfant du 19 eme arrondissement de Paris, dont les racines plongent dans le bitume jusqu'à retrouver la chaleur du Mali.Le cactus est une plante qui s'adapte et se défend, “une plante solide, qu'on n'arrose pas, mais qui ne fane pas, qui a l'air méchant, mais qui fait une fleur, de temps en temps...” précise le rappeur. Ce prodige naturel d'adaptation a déjà éclot quelques fois, livrant des disques-fleurs que leur rareté, et surtout leur beauté étrange, rendaient uniques au sein des serres du rap français, où l'on pratique trop souvent la modification génétique de l'inspiration.Première floraison en 1998. “Opéra Puccino”, chef d'œuvre liminaire, par ailleurs couronné d'un disque d'or, établissait le règne d'un auteur et d'un rappeur à part du marigot. Lyrique, vertigineux dans ses descriptions, muni de quelques tubes (“Mensongeur”, “L'enfant seul”), rehaussé de featurings de choix (Akhénaton, Lino, K-Reen, Pit Baccardi), construit sur les fondations savantes de l'entité Time Bomb (DJ Mars, DJ Sek), “Opéra Puccino” démontrait qu'on pouvait rapper autrement.Dans le sillage de cet album de velours, le cinéaste Jacques Doillon, peu suspect d'écriture urbaine en général, trouvait dans “L'Enfant seul” une musique idoine pour habiller son film “Petit frère”, et ce coup de projecteur de la culture institutionnelle faisait entrer Oxmo dans une autre dimension, puisque déjà, on le prédisait trop “large” pour se contenter du microcosme hip-hop.Deuxième floraison, “L'amour est mort”, en 2001. Oxmo entame le siècle avec un album en noir et blanc, où il fait à nouveau montre d'une maîtrise certaine dans le maniement de la langue et des concepts de chanson. On reconnaît cette manière unique de faire résonner son vocabulaire. La critique, encore une fois, est sous le charme, mais le public, toute à sa dévotion aux hymnes rageurs issus de la rue, qui font désormais la tendance, boude un peu ce disque d'exception.Le public, pourtant, se reconnaîtra dans un petit single de l'été 2002, “Avoir des potes”, une ode à l'amitié, toute en simplicité chaleureuse, qui deviendra la chanson emblématique du fameux festival “Urban Peace” au Stade de France.À la suite de cette remise dans la lumière, Oxmo renoue avec l'appétit d'écrire et la dynamique de l'enregistrement. Tout d'abord avec son team habituel, Mars, Kessey, renforcés d'Arno, alias Alsoprodby (Sandy Cosset, Saian Supa Crew), puis, pour ouvrir le spectre musical et se rapprocher d'une envie de sons plus organiques, avec une large palette de producteurs, comme Wayne Beckford, Diesel (KDD), Jonsmoke, Sebb, DJ Duke... “Des Français, des Américains, des Suisses... J'ai dû me plonger dans six cent instrus, des heures et des heures d'écoutes, de rendez-vous, ça va dans tous les sens, mais avec une couleur commune.”Le cactus supportant bien les boutures, Oxmo a invité quelques confrères à poser leur voix à côté de la sienne, Mam's Maniolo et Le célèbre Bauza, des amis de la famille, K-Reen, une complice habituelle, le marseillais Sadik Asken, et puis un certain Kool Shen !“J'avais essayé de l'avoir pour mon second album. On m'en a reparlé. Par la force des choses, on est rentré en contact, il voulait que je participe à son propre projet solo, alors j'ai fait un petit chantage, et ça a marché ! Il a écouté les instrus, il est tombé sur “Un flingue et des roses”, que je comptais faire seul parce que c'est un morceau à concept. On a deux univers qui par la forme ne vont pas dans la même direction, mais dans le fond, c'est pile-poil. On ne s'est pas revu avant qu'il vienne poser en studio, et on était plus que complémentaires sur ce titre.”

Ce troisième album insidieusement charmeur confirme qu'Oxmo Puccino est un artiste à part.“ Aujourd'hui, quand on te demande quel genre de musique tu fais, et que tu réponds “du rap”, tu es vite enfermé dans une image, les gens n'ont pas idée de ce que tu peux faire. Le mot rap est associé à une seule tendance, or moi j'aspire à faire de la bonne musique, simplement, avec des textes à concepts.”On dira donc de “Cactus de Sibérie” que c'est un album apte à enchanter les aficionados du rap aussi bien qu'à séduire ceux qui ignorent tout du genre, voire le rejettent. Car on navigue là dans des eaux inexplorées, où les rimes impressionnistes racontent des histoires qui s'additionnent, jusqu'à former un paysage mouvant. Quelque chose qui suscite des émotions parfois impalpables, mais dont on a la certitude qu'elles méritent d'être approfondies. À l'inverse du tout venant qui rappe, Oxmo ne s'adresse pas à un groupe de gens, mais à l'individu.“Les gens peuvent être ensemble sans savoir ce qu'ils ont en commun. Ça arrive souvent d'exprimer un sentiment qu'on pensait être le seul à ressentir, et l'autre te dit : “moi aussi, je pensais la même chose” ! La bonne manière de toucher une personne, c'est de lui parler directement, pas de passer par des intermédiaires. On vit dans un monde où on fait la queue, on est dans les embouteillages, on baigne dans la pub, la télé, la consommation de masse... Et on néglige l'individu. On parle de chômeurs et des morts à la guerre en tant que “nombre”... Alors c'est bien de gagner un peu d'intimité, dans un petit coin virtuel. Avec la musique, on se refait un monde.” “Cactus de Sibérie” est donc un résumé d'un monde où l'on parle de vivre le temps présent, où l'on croise des guerriers et des extra-terrestres, des super héros mexicains noirs et des fans énamourés, un monde où l'on ne danse pas, parce que même si la musique y incite, on n'est pas prisonniers des conventions. Un monde avec un horizon qu'on voudrait toucher, avec des regrets de couple idéal, des déclarations d'amour et des déclarations d'argent... Un monde dessiné par Oxmo, modélisé par son cerveau d'observateur et d'analyste urbain, un monde où la rime est riche, le vocabulaire est vaste, et où la musique est tranquillement obsédée d'idées novatrices plutôt que de figures imposées. “Dans la vie, il y a des cactus” chantait Dutronc en 66. En 2004, piquez-vous de savoir qu'ils ont refleuri.
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# Posted on Saturday, 14 June 2008 at 1:19 PM

neg marrons

neg marrons
..:: NEG'MARRONS ::..


Lorsqu'ils étaient encore trois les Neg' Marrons sortirent un tout premier album Rue case negres, par la suite Djamatik quitta le groupe et le duo actuel se forma. Ils revinrent en force en 2000 avec le Bilan, album qui remporta un vif succès auprès d'un large public. Jacky et Ben-J plus motivé que jamais enchaînent avec ce 3ème opus : Héritage.

Les Neg' Marrons ont fait de leur style l'un des meilleurs.

Pas étonnant : il mélange reggae, hip-hop, dub, salsa, ragga et rap. Les Neg'Marrons veulent faire passer à travers leurs textes agiles et positifs un message de paix, de tolérance (stop à la violence et au racisme).

Ils peuvent toucher tous les publics : l'amateur de rap, le fêtard des pistes de danse en passant par l'amoureux des rythmes jamaïcains.

Beaucoup de leurs nouveaux titres tels que La voix du peuple, Pourquoi tant de violence, arrivent, sur un rythme entraînant, à faire comprendre sans difficulté les combats d'aujourd'hui.

Le titre phare de cet Heritage est : Tout le monde debout (featuring Mr Vegas), qui dès sa sortie en single a été un gros carton, non sans raison car dès l'écoute de ce morceau aux lyriques simples et au flow entraînant l'envie de se lever et de danser se fait bien ressentir.

Cet album au titre évocateur nous fait partager l'héritage d'une culture, d'une enfance entre Garges et Sarcelles partagé avec le collectif Secteur Ä , d'où sont issus les rappeurs. Jacky et Ben-J invitent même quelques grosses pointures comme Pit Baccardi, Arsenik ou encore Faya D à leur donner la réplique.

Cet Héritage est le résultat de 10 années de travail pour le duo qui a particulièrement mis l'accent ici sur les mélodies ... Ce come back contient suffisamment d'atouts pour devenir un gros succès.
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# Posted on Saturday, 14 June 2008 at 1:03 PM

mc solarr

mc solarr
..:: MC SOLAAR ::..


MC Solaar est sans conteste le plus célèbre des rappeurs français. Un titre de gloire auquel il faut ajouter le caractère sympathique du personnage, ce qui n'est pas toujours le cas du milieu hip hop, habituellement versé dans la provocation.

Né Claude M'Barali le 5 mars 1969 à Dakar, le jeune Mc Solaar n'aura pas vraiment le temps de profiter du soleil sénégalais, ses parents débarquant dans la banlieue parisienne alors qu'il n'a pas encore un an.

Adolescent, il étudie les langues à la FAC de Jussieu après avoir passé son bac. Fin des années 80, le jeune homme de Villeneuve-Saint-Georges assiste à la vague rap qui balaie les Etats-Unis. Attiré par ce mode d'expression typiquement black, il n'en demeure pas moins critique vis-à-vis du rap américain, trop englué dans les stéréotypes prônant la violence. Soucieux de se démarquer du rap d'outre-Atlantique, MC Solaar développe son propre style de musique, associant des textes aux connotations pacifistes et des sons empruntés au jazz.

Qui Sème le Vent Récolte le Tempo

Il fait ses premières armes dans l'émission de Dee Nasty sur Radio Nova. Lors d'un concert à Marly-le-Roi, il fait la connaissance de Jimmi Jay, avec lequel il envoie une cassette démo à Polydor. Séduit par les mots percutants et le flow du rappeur, la firme de disques lui propose un contrat.

Son premier album, Qui Sème le Vent Récolte le Tempo, s'écoule à plus de 400.000 exemplaires dans l'Hexagone. C'est le premier album de rap français certifié disque de platine. Il y aborde des thèmes comme la fraternité (Bouge de là) ou le matérialisme (Victime de la mode) et enchaîne les jeux de mots et figures de style qui deviendront sa marque de fabrique. Le tout emmené sur un groove fluide signé par son pote, Jimmy Jay.

Il s'ensuit une tournée triomphale un peu partout en Europe, en Afrique et même au Japon. Tournée au cours de laquelle il obtient une reconnaissance mondiale. Résultat: il participe à de nombreux projets dont notamment un duo avec Guru: Le Bien, le Mal. Très vite, Laarso apparaît comme le chef de file d'une nouvelle génération d'artistes. D'aucuns le comparent même à Gainsbourg.

Prose combat

En 1994, MC Solaar se fend d'un nouvel opus: Prose combat. Un album plus abouti et plus réfléchi où le poète du rap jongle à nouveau avec les mots et les formules qui font mouche sur des rythmiques au ralenti. On y retrouve les tubes Nouveau western (construit sur un "sample" de Gainsbourg), Obsolète et La concubine de l'hémoglobine, autant de dénonciations des plaies du monde moderne. En 1995, il compose un titre pour le film La Haine.

Après une petite pause salutaire, un troisième album, plutôt orienté funk, paraît en 1997: Paradisiaque. Solaar collabore dorénavant avec Boom Bass et Zdar. C'est l'album de Gangster Moderne. Un titre pas vraiment consensuel sur le fond mais pas non plus agressif dans la forme. Néanmoins, on note un rapprochement avec le "gangsta-rap" américain.

Dans la foulée de Paradisiaque, sort un album éponyme. C'est un semi-échec. Il est vrai que le ton a quelque peu changé et que la scène rap a elle aussi évolué. Claude y fait désormais figure d'ancien.

Cinquième as

Après un live enregistré sur son nouveau label, Laarso nous revient en 2001 avec le Cinquième as. Il reste fidèle à sa ligne de conduite et donc assez éloigné des standards hip hop du moment. On peut y goûter ce mélange de thématiques sérieuses et de rap ludique, sans prise de tête. A noter tout de même le titre Solaar pleure qui en surprendra plus d'un par son côté mystique.

Le grand mérite du très discret MC Solaar est d'avoir sorti le rap hors des ghettos pour en faire un courant musical à part entière qui ne repose pas uniquement sur la technique et les samples mais aussi sur des textes travaillés et des musiques mélodieuses.

Mac 6

C'est le dernier album de Mc Solaar (pour le moment) il n'a pas connu un grand succer mais y a des bon
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# Posted on Saturday, 14 June 2008 at 1:00 PM

youssoupha

youssoupha
Alors que le rap s'apparente de + en + à un concours de gros bras où la taille du casier judiciaire et la "street credibility" semblent avoir supplanté les qualités techniques, il est presque surprenant de voir encore des rimeurs soucieux de maintenir la tradition d'écriture propre au HH français.

Youssoupha Mabiki, 25 ans, est de ceux là. Aperçu dès 97 sur la compilation de Monsieur R Sachons Dire Non, le MC du TROISIEME UNDERGROUND (la relève du Ménage à 3) roule sa bosse depuis un bail déjà, mais fait toujours figure de nouveau venu malgré un 1er maxi réalisé avec son concepteur musical Bee Gordy Etre né quelque part / Né à Kinshasa (1999), sous le nom Frères Lumières. Mais après toutes ces années passées à peaufiner son art, il est aujourd'hui prêt à frapper un grand coup avec la sortie d'un Street DVD + CD eponyme, dans les bacs en octobre sur le label de PHILO, Bomayé Music.

Se démarquant des clichés actuels, Youssoupha dénonce sans ambage l'apologie de la rue et sa conséquence + ou - directe : l'éternel recommencement !

"La banlieue, comme je dis souvent c'est la + grande bebar que la France m'ait mise jusqu'à maintenant. lâche-t-il. "en ce moment, j'ai déménagé, j'habite dans un coin un peu mieux J'aimerais que mes enfants grandissent là, ils ne méritent pas de grandir dans une banlieue !"

Mais le thème de prédilection de Youssoupha demeure clui de la négritude (ce sera le titre de son 1er album en préparation) qu'il n'hésite pas à traiter sous tous ses angles, à l'image du titre TOUBAB. "je pense que la plupart des gens prennent bien ce morceau. Sinik a beaucoup aimé, il m'a proposé de faire une version où il donne son point de vue, je lui ai donné carte blanche."

Laissant son inspiration le guider sur le street cd, le MC de Cergy signe par ailleurs un surprenant "Anti Vénus" sur le piano du Vénus de DIAM'S, une de ses références. "Diam's reste la fille la + talentueuse du rap français. On a eu l'occasion de la côtoyer à l'époque où elle traianit avec le Ménage, c'était toujours en bon terme, il n'y a pas de polémique. Son morceau je le kiff de trop, il a marqué beaucoup de gens. Sincèrement, l'émotion qu'elle fait passer c'est un truc de malade, tu as vraiment mal pour les meufs. Donc j'avais envie de faire la même chose pour les gars et j'ai essayé de me mettre dans la peau du mec qui se fait tromper par sa meuf."

Il ne reste plus qu'à surveiller les prochins faits et gestes de ce rappeur authentique qui devrait rapidement susciter l'intérêt d'un publique en manque d'originalité.

origine de l'article : stephane3am
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# Posted on Saturday, 14 June 2008 at 12:53 PM